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L'amour de toute une vie

L'amour de toute une vie

Le lendemain, tu ne les croises pas car vous vous évitez. Tu erres un moment, sans but, avant d'aller en cours. Malheureusement, c'est un cours de français. Tu vois . . . arriver tout souriant, tu lui mettrais bien une baffe, tiens ! Il perd tout de suite son sourire en voyant ta tête.
. . . : «Ça va ?
T : J'ai une tête à bien aller ?
. . . : Il ne faut pas se fier aux apparences.
T : Oh ! Epargne-moi tes beaux proverbes. C'est pas le moment.
. . . : Qu'est-ce qui se passe ?
T : Tout ça, c'est de ta faute !
. . . : Mais tout ça quoi ?
T : Arrête de faire l'innocent! Tu m'as très bien vu hier soir.
. . . : Oui, tu as mangé toute seule. Mais quel rapport avec moi ?
T : C'est à cause de toi si je me suis disputée avec David et avec les filles.
. . . : N'importe quoi ! C'est toi qui m'a quémander de l'aide. Moi, j'avais rien demandé. Je comprends que tu sois énervée mais ce n'est pas une raison pour tout me mettre sur le dos quand tu es seule responsable ! »
Vous êtes tous les deux très énervées l'un contre l'autre, alors vous ne vous parlez plus de toute l'heure. Le cours suivant est allemand. Vous êtes dans le même groupe mais il n'est pas à côté de toi (heureusement!). Comme tu t'ennuies et que tu n'as pas dormi cette nuit, tu t'endors sur ta table, là, dans tes bras. Tu es réveillée en sursaut par le prof.
P : « Esther, ton carnet, tout de suite ! »Tu le lui amènes sans broncher ni décocher un mot., les yeux encore pleins de sommeil. Pendant le reste du cours, tu fais semblant de suivre jusqu'à ce qu'un papier atterrisse sur ta table. Tu l'ouvres et tu lis alors : « RDV à l'entrée du CDI à 17h » Tu espères très fort que c'est Jo qui t'a envoyée ce message. Tu tournes la tête vers elle pour voir si elle te regarde, mais non, elle t'ignore. Mais en fait, personne ne te regarde. Sauf... le prof ! Oups ! Tu t'empresses de ranger le mot dans ta trousse. Tu ne sais pas qui t'a donnée rendez-vous mais tu décides d'y aller quand même. Après tout, tu n'as rien à perdre.
À la fin des cours, tu te rends donc au CDI. Mais là, estomaquée, tu découvres David devant la porte. Tu t'approches de lui malgré ton étonnement.
T : « Je suis là.
D : J'ai vu.
T : De quoi est-ce que tu voulais me parler ?(question purement rhétorique!)
D : Je ne veux pas te parler ! Qu'est-ce que tu crois ? Que je voudrais discuter avec une pute ? »
Une gifle. Partie (vraiment) toute seule.
T : « Je suis venue là pour me réconcilier avec un ami, pas me faire insulter.
D : Bah tiens ! On dirait que c'est raté. Au fait, vu que tu es venue pour ça, apparemment, vas-y, je t'écoute. Excuse-toi !
T : Je voulais m'excuser parce que je t'ai menti deux fois. Voilà, je t'ai menti, c'est tout. Je n'ai rien d'autre à me reprocher.
D : C'est tout ? Tu es sûre ? Tu m'as trompé, trahi, Esther ! Pour un inconnu, un moins que rien !
. . . : Tu sais ce qu'il te dit le moins que rien ?
D : Tu crois que tu me fait peur, danseuse ? T'inquiète pas, je te la laisse, j'en veux plus. Je suis avec Mina maintenant, elle est bien fichue, elle. Celle-là, c'est qu'une... »
Mais . . . l'attrape au col avant qu'il puisse finir sa phrase.
. . . : « La traite pas de ça ! C'est quelqu'un de bien, ok ?
D : Oh ! On dirait que tu as le béguin pour elle. Mais que tu l'aimes ne change rien, elle ne sera toujours qu'une "péripatéticienne". (. . . s'élance mais tu le retiens) Et puis, comment tu peux savoir qui c'est, tu ne la connais pas. Moi, je la connais et, fais-moi confiance, elle n'en vaut vraiment pas la peine !
. . . : Barre-toi connard ! »
David se décide enfin à partir, sous le regard menaçant de . . . . Tu pleures à chaudes larmes. Ton ami te prends dans ses bras.
. . . : « Laisse tomber ce plouc. C'est rien. Viens, je te ramènes à ta chambre. »

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